Le lecteur lutte. Comme un beau diable… Il se cogne aux titres
et aux accroches sans saveurs d'une page de Google, à ses propres
erreurs d’orthographe quand il cherche et aux sites "impertinents". quand il a trouvé. Ces
sites qui se sont gonflés de mot-clés, d’images ou de vidéos, c’est à
dire à l’hormone de contenu et aux techniques parfois bien
artificielles du référencement naturel. Ces sites annuaires ou
catalogues parfaitement structurés, étudiés pour le chercheur ou
l’acheteur mais qui ressemblent à des grands corps squelettiques,
silencieux comme des mannequins anorexiques qui n’auraient rien à dire.
Ces sites se mettent en quatre pour faire venir le chercheur, ils
bichonnent l’acheteur et le prennent par la main mais ils oublient le
lecteur. Arides et sans textes, comme ces immenses hypermarchés muets
sans vendeurs. Ils oublient les pages vues, le taux de rebond et
surtout le temps… Le temps passé (pas perdu) sur une page, ce précieux
indicateur de la satisfaction d’un internaute. Ce chercheur arrivé mais
qui n’est mûr ni pour acheter, s’inscrire, témoigner, échanger ou se
faire rappeler. Il s’agit du lecteur. Pauvre lecteur...
En savoir plus sur une stratégie éditoriale créatrice de contact, qui ne néglige ni le chercheur ni le lecteur...