La
pauvreté du choix de produits ou de candidats impose une réalité noir ou blanc.
Choisir la nuance, c’est se mettre en marge.
La «fabrique
des consentements», concept développé par Noam Chomsky, éminent intellectuel
américain contemporain est assez bien exprimée dans cette citation de Mary Mac
Carthy, journaliste – écrivain et critique littéraire au moment de la guerre du Vietnam.
« A feeling of having no choice is becoming more and more widespread in American Life, and particularly among successful people, who are supposedly free beings. On a concrete plane, the lack of choice is often a depressing reality. In national election years, you are free to choose between Johnson and Goldwater or Johnson and Ronney or Reagan, which is the same as choosing between a Chevrolet and a Ford. There is a marginal difference in styling. Just as in American Hotel rooms, you can decide wether or not to turn on the air conditioner (that is your business), but you cannot open the window.”Mary Mac Carthy, Vietnam, 1967
Ce qui surprend, c'est d'abord cette allusion au fait que ce conditionnement de la pensée agit particulièrement chez les élites. "among successful people, who are supposedly free beings". Ensuite le parallèle entre la publicité et la politique, courant aux Etats-Unis où les campagnes présidentielles déploient depuis la création de la publicité dans les années 20 toute une palette de techniques marketing pour convaincre les électeurs. Alors Obama ou Mac Cain, vrai choix ou débat préfabriqué entre deux purs produits de l'élite politique américaine ?
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