Loi de proximité oblige, l'Europe des 15(*) est à 80% la cible des PME ; pour 54% d'entre elles, et même 60% pour les PME de services, c'est la zone géographique où elles exportent le plus, loin devant l'Afrique et l'Amérique du Nord.
Plus d’une PME sur deux traduit encore son site Internet en anglais (57 %). Les 13% en allemand, et les 10% en espagnol révèlent une volonté forte d'export vers 2 marchés majeurs : l’Allemagne, premier partenaire commercial des entreprises françaises et l’Espagne, pays en pleine croissance et ouvrant la voie aux marchés émergents d’Amérique Latine.
Les 4% de sites Internet de PME en italien dévoilent un autre voisin majeur. Enfin seulement 1% des sites sont en chinois et 1% en russe. Est-ce la peine alors de continuer à parier sur ces marchés lointains et qui plus est quand les langues sont difficiles ? Oui définitivement oui car si les marchés européens constituent nos débouchés à court et moyen terme, les marché émergents sont comme l’innovation, et représentent un investissement pour l’avenir. Pour rentrer sur ces marchés, l'enjeu de l'adaptation culturelle devient majeur (il l'était déjà pour nos voisins européens). Comprendre les comportements des internautes d'un marché devient de plus en plus nécessaire pour répondre à leur demande. La simple traduction ou la définition de mot-clés ne suffisent pas. A l'heure des blogs, la création s'affranchit de la technique mais pas d'un "marketing culturel".
Source : Etude réalisée auprès de 1 030 PME françaises exportatrices par Europages en décembre 2006
Commentaires